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HISTORIQUE DE L’ANCIEN CIMETIERE ISRAELITE DE TUNIS
( dit
du « Passage »
ou
de
l’Avenue
de
Londres ») :
des
origines
à 1958
Par
Albert – Armand
MAAREK
,
Historien
3 . L’indépendance
de
la
Tunisie
et
l’expropriation
du
Cimetière
( 1956 – 1958)
a . Décision
tunisienne
et
recherche
d’un
compromis
La
Tunisie
retrouva
son
indépendance
en
1956
et
les
nouvelles
autorités
reprirent
à
leur
compte
le
projet
de
jardin
public . Elles
dénièrent
les
droits
de
propriété
de
la
Communauté
israélite
sur
son
Cimetière
dont
le
terrain
fut
considéré
comme
bien
communal .
Le
maire
de
Tunis , Ali
Belhaouane
était
prêt
au
compromis : nécessité
de
désaffecter
le
Cimetière
pour
des
raisons
d’urbanisme
mais
acceptation
de
faire
transporter , après
exhumation , les
60 000
tombes
en
« Terre
sainte (seule
possibilité
autorisée
par
la
religion) ; mais
les
négociations
s’arrêtèrent
brusquement
par
suite
du
décès
subit
d’Ali
Belhaouane .
b . L’expropriation
du
Cimetière
israélite
Le
nouveau
maire
de
Tunis , Zaouche
se
montra
inflexible
et
ne
reconnut
pas
les
promesses
exprimées
par
son
prédécesseur : il
exigeait
de
la
Communauté
qu’elle
évacue
rapidement
les
lieux ; quant
à
la
possibilité
de
transport
des
corps
en
« Terre
sainte » , cela
fut
considéré
comme
un
acte
« sioniste » .
Finalement , pour
accélérer
l’opération
de
récupération
du
terrain
, il
fit
mine
d’accepter
le
principe
d’exhumation
et
de
transfert
en
« Terre
sainte »
mais les
travaux
furent
très
vite
arrêtés
et
la
Communauté
s’inclina
face
à
cette
expropriation
forcée . CONCLUSION :
Aujourd’hui , sur
le
territoire
de
l’ancien
Cimetière, s’étend
un
grand
jardin
public
de
7
hectares
que
les
Cohen
s’interdisent
de
parcourir . Les
60 000
tombes
reposent
toujours
dans
les
entrailles
de
ce
vaste
parc .
Ce
Cimetière
a
été , durant
des
siècles ,
un
lieu
de
spiritualité
intense
par
suite
de
la
présence
des
sépultures
de
Grands
Rabbins , vénérés par la
population
juive , toutes
classes
sociales
confondues . C’est
aussi
un
lieu
de
mémoire
historique , trace
indélébile
de
la
présence
juive
sur
cette
terre
tunisienne .
Le
Cimetière
du
Borgel , devenu
son
prolongement
depuis
1894 , est
actuellement
en
voie
de
dégradation ; une
association
de
sauvegarde
et
de
préservation
de
cette
nécropole
s’est
constituée
à
Paris , en
mars
1887 :
l’A.I.C.J.T.
(Association
Internationale
du
Cimetière
Juif
de
Tunis) , présidée
par
le
Professeur
Marc
Fellous
(vice-présidente : Monique
Hayoun) .
Aidons
– la
à
faire
respecter
le
vœu
des
illustres
Rabbins , imaginé
et
formulé
par
Charles
Haddad , Président
de
la
Communauté
israélite
à
l’époque
de
ces
événements :
« Nous
voulons
être
poussière
avec
la
poussière
et
nous
serons
contents
de
vivre
seulement
dans
vos
mémoires , ô
fils
d’Israël . »
Albert – Armand MAAREK
Historien
,
Diplômé
universitaire
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