Les rendez-vous du jeudi,

De copains Arianais à la retraite.

 

 

Voici maintenant, quatre bonnes années, que nous nous rencontrons tous les jeudis, quelques anciens Arianais et aussi Tunisois à un restaurant du quartier des grands boulevards, (Quartier de Montmartre pour les Tunes). Nous sommes parfois plus de quinze personnes à nous réunir, à l’arrière-salle de ce restaurant.

 

Cette initiative a commencée, depuis bien longtemps, par trois amis Arianais, à la retraite. Au fur et à mesure la « bande » s’est agrandie, et, en suite sont venues se greffés quelques Tunisois. (Comme quoi les Arianais ne sont pas racistes. « It is a joke »).

 

Pratiquement tous les jeudis, excepté les jours de fêtes juives, les vacances , les obligations familiales et/ou la santé, les trois piliers du groupe et les autres, n’ont jamais faillies à ce rendez-vous.

 

Le restaurant où nous nous retrouvons, est un endroit très convivial, cacher et bien sûr, Tune. Nous n’allons pas là, pour faire un repas gastronomique, mais surtout pour « refaire le monde », manger un « casse-croûte tunisien bien huileux, des bricks, ou autres spécialités bien de chez nous.

 

Le rendez-vous est fixé à partir de midi, les uns arrivent après les autres, avec la même régularité et le même ordre. Peu importe, nous finissons toujours à remplir pas mal de tables.

 

Comme je le disais, nous arrivions par petits groupes, nous échangions des banalités : « waineuk, waineuk », pour ceux que l’on n’a pas vue depuis longtemps. Salut, qu’ est-ce que tu prends aujourd’hui ? Et quelques autres politesses de ce genre.

 Une fois à la caisse, (A ce restaurant, il faut commander et payer à l’avance.) comme tout bon Tune, le retardataire veut passé avant les autres, sans se soucier de celui qui attendait son tour bien avant lui.

 

 

Une fois bien installés, les conversations commencent toujours sur des sujets vus ou entendus la veilles, à la télé ou à la radio, concernant bien sûr, les événements en Israël, le comportement des medias Français, vis-à-vis de leur traitement et d’autres généralités .Comme toujours, les idées et les commentaires vont bon train, mais alors dans une cacophonie indescriptible.

 

 

Lord de ces discussions bilatérales, qui finalement n’aboutissent à rien, chacun veut faire prévaloir ses idées et opinions, et pense dure comme fer, que les siennes sont les meilleures

 

Le patron du restaurant nous connaissant bien, ne dit pas un mot, ni pour la durée de l’occupation des lieux et ni pour le bruit.

Parfois lorsque la salle est pleine et que d’autres clients attendent, celui-ci, vient nous demander gentiment si nous pouvons vider les lieux. On obtempère sans délais, mais étonnés, que le temps soit si vite passé.

 

Nous sortons, mais cela n’est pas finit. Nous nous dirigeons maintenant, vers un autre endroit : La terrasse restaurant du magasin « Printemps Haussmann ». Dans la rue, la bande se scinde en petits groupes de deux ou de trois personnes pour finir les discutions entamées avant, tout en marchant vers ce lieu.

Nous prenons toujours le même itinéraire, et nous nous arrêtons aux mêmes vitrines.

 

Nous arrivons au 7eme étage, du magasin, le gérant nous salut, (lui aussi nous connaît) et, nous nous installons à plusieurs tables, pour consommer, devinez quoi ? Un café et beaucoup d’eau.

Le gérant croit que nous sommes une association, et  il accepte de bonne grâce, que nous occupons des tables pour la seule consommation d’un café à 1,40€. Nous continuons nos conversations avec la même fougue, sans se préoccuper des autres clients ; qui eux, nous écoutent parfois avec étonnements. On les voit tourner la tête de temps à autre, quand le bruit s’amplifie.

 

 Nous restons là jusqu’à la fin de l’après midi, et nous nous quittons chacun de son coté, en souhaitant de se voir la semaine suivante.

 

Et c’est comme ça, tous les Jeudis.

 

 

Charly Sarfati

 

 

 

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