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DE L'ARIANA MON AMOUR A HIROSHIMA suite de la page 18 Le réseau ferroviaire, l'un des plus modernes du monde, est remarquable de régularité et de précision. Les SHINKAN5EN (l'équivalent japonais du T6V) se suivent parfois à quelques minutes, si bien que le japonais prend le train comme on prend le bus ou le métro, puisqu'il y a toujours un train en partance. De l'uniformité naquit l'ennui, dit-on. S'il y a un trait dominant qui semble caractériser cette société, c'est l'uniformité apparente. Le matin, le métro est envahi par une marée de « costumes gris-cravate », les maisons basses des banlieues ont uniformément des toits gris, les immeubles d'habitations, tous marron et beige, font plus penser à des logements sociaux qu'à des logements de pays riche. L'ennui se retrouve avec une discipline stricte, presque tatillonne, à nos yeux de méditerranéens. Il est vrai qu'avec une telle densité de population, ce serait rapidement l'anarchie, s'il n'y avait pas autant de discipline et de propreté. Selon les dires des européens vivant à TOKYO que nous avons rencontrés, les hommes s'ennuient au bureau. Dans les grandes villes, il n'est pas rare de voir des collègues de bureau attablés au comptoir pour discuter, manger des brochettes et sushis et boire force bières et saké, jusqu'à en tituber. De même, le nombre de salles de jeux, dont le vacarme des machines à sous est hallucinant, nous a stupéfiés. Une de nos expériences les plus agréables a été nos soirées passées dans les Ryokan, hôtels dans la plus pure tradition japonaise, où l'on dort sur les tatamis. L'absence de meubles et la simplicité de vie que cela entraine est quelque chose de très insolite pour nous, et finalement nous avons beaucoup aimé cette façon de vivre. Que dire de la Corée du Sud, le pays du matin calme ? Bien que très moderne et ouvert sur le monde, ce pays de 48 millions d'habitants —où il est très difficile de communiquer car pratiquement personne ne parle anglais nous a paru plus authentique que le très sophistiqué Japon. Les petits marchés, bénéficiant très souvent d'installations ultramodernes, un bel artisanat, et surtout un grand respect de la tradition témoignent d'un pays en complète mutation. Les temples ne manquent pas, et la population coréenne, avenante et souriante, nous a semblé plus fervente que sa voisine japonaise. A signaler un excellente cuisine à base de légumes variés, souvent relevée avec de la pâte de piment, et toujours accompagnée de petites salades, type Kémia, et d'un bol de riz.. En conclusion, ce fut un beau voyage, très dépaysant par la conjonction du modernisme et de la tradition. Nous avons vu des temples magnifiques, et les visites en furent culturellement très enrichissantes, car nous ne savions que peu de choses sur le bouddhisme et le shintoïsme. A bientôt, jusqu'au prochain récit de voyage. Fin Hélène et Georges NACACH
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