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Mon chéri , pourquoi fais tu ton alya?

 Réponse d'un petit fils à sa grand-mère

Le petit fils :

C'était il y a un peu plus de trois, ans, assis à table, je déclarais à ma famille que ma décision était prise : « j'interromps ma première année de médecine, je prépare les tests psychométriques, et je pars faire mes étude en Israël... »

La grand-mère :

Mais chéri ! Qu'est ce qui t'arrives ?

 Le petit fils :

Mille discours ne suffiraient pas pour me dire combien j'aime mes parents et je les remercie pour l'amour qu'ils m'ont donné et pour avoir suivi mes idées avec des sacrifices permanents.

La grand-mère :

Tu adores tes parents, ton frère avec lequel tu as une grande complicité, fait aussi ses études à Marseille, ton petit frère se retrouve bien seul et tu as du mal à le laisser. Tu as à Paris une quarantaine d'amis que tu apprécies beaucoup et que tu réunis chaque fois que tu viens voir tes parents. Tu laisses la femme que tu as aimée depuis l'âge de 15 ans et vous en avez souffert tous les deux... alors explique moi comment tu fais le choix de faire ton alya seul, sans le moindre ami, sans connaître l'hébreu et tu veux aller en fac, faire des études d'informatique en hébreu ? Qu'est ce qui se passe dans ta tête ? Le

petit fils :

Tout ce que tu me racontes me donne un gros pincement au cœur, je sais que je fais beaucoup de peine à ma copine, mais elle ne m'a pas facilité les choses en refusant de vivre en Israël. Je la remercie pour le bonheur qu'on a partagé et je suis heureux de voir qu'elle réussit brillamment ses études. Mes grands parents sont très attachants aussi bien à Paris qu'à Cannes. Mon grand père dit « nanou Hagège » brillant mathématicien, m'a beaucoup aidé par internet. Voilà tout le positif que je laisse...

La grand-mère :

Alors explique-moi encore ce qui t'arrive ? Le petit fils me fait alors un long discours qui m'a ému jusqu'aux larmes : le voici :

La France : j'aimerais dire merci et pardon à la France. Merci pour tout ce qu'elle m'a donné, mon éducation, ma culture, mes amis. Ce pays magnifique où il fait bon vivre, pays des lumières, des droits de l'homme. Ce n'est un secret pour personne, Paris me manque beaucoup et je regrette beaucoup de ne pas en avoir plus profité. Choisir entre Israël et la France, c'est un peu choisir en papa et maman. Je dirais qu'ici Maman représente la maison chaude, la famille quai manque, le confort et que Papa représente le sens du devoir, des responsabilités.

Je me console avec les paroles de notre président Nicolas Sar
kozy, qui en s'adressant aux franco-isra
éliens qui vivent à  Jéru
salem disait : « je n'accepte pas que les juifs fuient la France
parce qu'ils ne s'y sentent pas en sécurité, mais j'accepte ceux
qui partent par id
éal et par conviction ».
Je  fais partie de ceux là.