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Quand
on parle de jardin, nous pensons au
GAN EDEN,
le jardin céleste d’Eden.
Dans ce
jardin, D. est assis et il explique la Torah
aux justes de tous les âges. J’aurais pu vous
en parler, mais
les
rabbins le feraient mieux
que moi .
Je vous
parlerai simplement d’un petit lopin que
je cultive près de chez moi. J’y cultive, de
façon
saine, on dit biologique aujourd’hui, des
salades,
et autres légumes ayant le goût d’autrefois,
de l’Ariana bien sûr!
La fraîcheur est au rendez-vous:
Plaisir
d’aller
chercher
une salade bien craquante au moment
de se mettre à table.
Mais là non plus, ce n’est pas l’essentiel de
mon
propos.
Je souhaite dire dans cet article les
bienfaits
du jardinage .
Tout d’abord, c’est une
activité de plein air.
L’effort
physique est adapté: chacun va à son
rythme (tout en respectant celui de la nature).
C’est ensuite la
convivialité et la solidarité
entre les jardiniers. Les plus expérimentés
donnent
des conseils à ceux qui le sont moins. On
apprend ainsi à préparer la terre, comment la
biner, quand arroser, enlever les « gourmands »
sur les plants de tomates, etc…
En outre, nous nous échangeons des graines et
des plants.
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Dans cette atmosphère, la recherche des
quantités
et de la rentabilité n’est pas l’essentiel. Le
plaisir de goûter aux fruits de son travail
n’est
pas le seul plaisir. Le jardin devient un
lieu de
petites fêtes ,
de joyeux barbecues
entre
nous, et même un espace
d’expression artistique:
certains
d’entre nous, y ont exposé des
peintures et des sculptures.
Important reste
les relations humaines .
Le jardin
nous a permis de nouer des relations
de bon
voisinage:
voisins d’origines et de
conditions
très variées. En effet, l’attribution des
jardins par la mairie de Boulogne a été
effectuée
suivant des critères de mixage sociologique.
Ce qui fait que j’ai pu connaître et apprécier
des
gens de mon quartier que je ne connaissais pas
malgré mes 40 ans de présence au Pont de
Sèvres, que ce soit des Français de souche, des
Africains (Arabes et Noirs) ou des Asiatiques
(Japonais, Cambodgiens).
Raccourci saisissant de l’histoire: mon
arrière
grand-père paternel
était cultivateur à Gabès
(Tunisie)
au début du 20ème siècle, étant
propriétaire d’un domaine (henchir).
Cent ans plus tard, à Boulogne, je fais pousser
des graines que m’a rapportées de Gabès un
ami tunisien, originaire de Gabès, quand il a su
que mon père était né là-bas!
Ce clin d’oeil de l’histoire est à mettre au
créditdes bienfaits du jardinage.
Roland Sroussi
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