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  http://www.amicale-ariana.org

              

Quand on parle de jardin, nous pensons au

GAN EDEN, le jardin céleste d’Eden.

Dans ce jardin, D. est assis et il explique la Torah

aux justes de tous les âges. J’aurais pu vous

en parler, mais les rabbins le feraient mieux

que moi.

Je vous parlerai simplement d’un petit lopin que

je cultive près de chez moi. J’y cultive, de façon

saine, on dit biologique aujourd’hui, des salades,

et autres légumes ayant le goût d’autrefois,

de l’Ariana bien sûr!

La fraîcheur est au rendez-vous: Plaisir d’aller

chercher une salade bien craquante au moment

de se mettre à table.

Mais là non plus, ce n’est pas l’essentiel de mon

propos.

Je souhaite dire dans cet article les bienfaits

du jardinage.

Tout d’abord, c’est une activité de plein air.

L’effort physique est adapté: chacun va à son

rythme (tout en respectant celui de la nature).

C’est ensuite la convivialité et la solidarité

entre les jardiniers. Les plus expérimentés donnent

des conseils à ceux qui le sont moins. On

apprend ainsi à préparer la terre, comment la

biner, quand arroser, enlever les « gourmands »

sur les plants de tomates, etc…

En outre, nous nous échangeons des graines et

des plants.

 

Dans cette atmosphère, la recherche des quantités

et de la rentabilité n’est pas l’essentiel. Le

plaisir de goûter aux fruits de son travail n’est

pas le seul plaisir. Le jardin devient un lieu de

petites fêtes, de joyeux barbecues entre

nous, et même un espace d’expression artistique:

certains d’entre nous, y ont exposé des

peintures et des sculptures.

Important reste les relations humaines.

Le jardin nous a permis de nouer des relations

de bon voisinage: voisins d’origines et de

conditions très variées. En effet, l’attribution des

jardins par la mairie de Boulogne a été effectuée

suivant des critères de mixage sociologique.

Ce qui fait que j’ai pu connaître et apprécier des

gens de mon quartier que je ne connaissais pas

malgré mes 40 ans de présence au Pont de

Sèvres, que ce soit des Français de souche, des

Africains (Arabes et Noirs) ou des Asiatiques

(Japonais, Cambodgiens).

Raccourci saisissant de l’histoire: mon arrière

grand-père paternel était cultivateur à Gabès

(Tunisie) au début du 20ème siècle, étant

propriétaire d’un domaine (henchir).

Cent ans plus tard, à Boulogne, je fais pousser

des graines que m’a rapportées de Gabès un

ami tunisien, originaire de Gabès, quand il a su

que mon père était né là-bas!

Ce clin d’oeil de l’histoire est à mettre au créditdes bienfaits du jardinage.

Roland Sroussi