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Éditorial   de Robert Hassid

A mis Arianais,

En mars 1984, au centre Rachi, ce fiât un moment inoubliable pour la plupart d'entre nous. Qui ne se souvient avec émotion et plaisir, de cette première rencontre qui marqua les esprits et les cœurs? Pour cette communauté, qui renaissait des cendres dans lesquelles elle fut jetée par l'indépendance de la Tunisie notre Patrie d'origine, cet événement qui symbolisait la naissance de notre Amicale, a été celui des retrouvailles. Autre pays, autre climat, autre civilisation. Entre les premiers départs des années 50. Puis ceux de 1967, ou encore ceux de 1973, notre entité Arianaise, qui avait choisi cette France, généreuse et accueillante, a montré ses capacités d'adaptation et sa volonté de s'affranchir de la tutelle tunisienne. Pour nous tous, le chemin difficile du positionnement social, sera un magnifique ferment, qui nous aidera à réaliser nos objectifs, avec l'effet secondaire d'une dispersion aux quatre coins de cette région parisienne, immense et combien réfrigérante.

Cette rage de vaincre qui nous habitait, a occupé nos esprits et notre temps pendant plusieurs années. Pendant cette période de long silence, qui n'a pas eu un jour, le désir de retrouver un ami ou une amie, dont il était particulièrement proche, et qui lui manquait terriblement?

Ce désir tant de fois avouée, va servir de catalyseur à quelques passionnés, qui vont imaginer que le temps était venu, pour reconstituer le groupe dont nous étions issus.

Merci à Raymonde Archi, Renée Fitoussi, Nicole Hayat, André Cohen, Robert Hagège, André (Dédé) Hassid, Gilbert Sarfati, Jacky Sarfati, Gilbert (Gigi) Zakine, d'avoir créé cette Amicale des Juifs de l'Ariana ( AJA),

Ils ont réussi avec brio une véritable « aajè » avec des œufs d'origine.

Combien de ceux qui présents à cette première manifestation, ont rejoint le « Olam Aba » au Gan Eden. Qu'ils reposent en paix.

Puis d'autres événements sont venus scander nos fêtes des 10 ans, de la Bar Mitzva, puis celle des 15 ans.

Au fil des années, certains se sont éloignés de notre groupe, d'autres sont venus le renforcer. Notre démarche reste la même, elle consiste à donner à ceux qui le désirent l'occasion de se revoir.

C'est le vœu que je forme, pour que cette fête soit celle de tous les arianais. Je me dois de vous dire que les enfants que nous étions, sont aujourd'hui de grands-parents respectables et qu'il est de notre devoir de passer les messages suivants à nos enfants et petits-enfants:

- L'amitié sincère et pure qui nous unissait dans notre jeunesse a résisté au temps qui, habituellement, distend les sentiments les plus purs.

Installés dans un confort relatif, nous restons fidèles à nos origines. Nous avons tous l' habitude d'être d'éternels retardataires. Ne vous exposez pas à retenir tardivement vos places, car nous ne pourrons pas dépasser le nombre de places prévues. Il serait dommageable que des fidèles de notre Amicale ne puissent être associés à ce rendez-vous qui s'annonce magnifique. Je demande à tous ceux qui approuvent ce discours, de participer à cette fête des 20 ans de l'AJA, qui doit être celle du plus grand nombre.

Dernière Minute:

QUELQUES....

Pour celui qui nous à quitté

Sylvain Cohen (Banjo), notre ami, notre frère, nous a quitté! Celui qui était l'ami de tous est parti pour un lointain voyage. J'ai relu cet article écrit bien avant son décès, pour mesurer la puérilité de nos gesticulations intellectuelles! Cette fête programmée aura bien lieu, malgré la brûlure ressentie par cette perte inestimable. Je sais pour le bien connaître, qu'il n'aurait voulu en aucun cas être la cause de l'annulation de notre fête annuelle, lui qui aimait tant y participer. Elle lui sera dédiée et notre cœur restera fidèle à jamais à sa mémoire. A Claudine, sa femme, à ses 3 filles et ses petits-enfants, j'adresse mes sincères condoléances!